Le cycle de vie
Toute la vie d'un entonnoir tient dans un seul nombre qui avance de 0 à 1, l'âge divisé par la durée totale. Le vent qu'il porte, la largeur de son cœur, son inclinaison : rien de tout cela n'est scripté événement par événement, tout se lit sur cette même horloge. Une seule valeur échappe à la règle, la force de pointe elle-même, tirée une bonne fois à la naissance et jamais revue ensuite. Ce que l'horloge fait varier, c'est la part de cette pointe qui souffle réellement à un instant donné.
Les quatre étapes
| Étape | Ce qui se passe |
|---|---|
| En formation | L'entonnoir pend sous le mur nuageux sans avoir touché le sol. Rien n'est endommagé tant qu'il est là. |
| Au sol | Le contact vient d'avoir lieu, le nuage de débris se soulève et le vent commence à compter pour de vrai. |
| À pleine force | Largeur et force maximales, la majeure partie de la vie de tout ce qui mérite une note. |
| En corde | L'entonnoir s'amincit en penchant, encore capable de blesser, plus capable de s'élargir. |
Une cinquième étape existe, hors tableau : la disparition pure et simple quand l'horloge atteint 1. La capacité à faire des dégâts suit ces quatre lignes de près mais pas exactement, elle couvre tout sauf la formation et la disparition, ce qui laisse une corde aussi capable de blesser qu'un entonnoir à pleine force.
La courbe du vent
La largeur mûre elle-même est fixée à la naissance par une formule,
coreRadiusAtEf0 × (vent de pointe / 29) ^ radiusGrowthExponent, dont le
détail et les six valeurs qu'elle donne vivent sur
la page de l'échelle EF. Ce qui appartient à cette
page-ci, c'est le calendrier : le vent grimpe en douceur jusqu'à 45 % de la vie, un
peu avant le milieu comme le font les vraies trajectoires mesurées, puis redescend jusqu'à un peu
plus de la moitié de son pic au moment où l'entonnoir commence à s'étirer en corde. Les éclairs
internes de l'entonnoir, ceux qui l'allument de l'intérieur une fois posé, suivent ce même rapport
au pic : ils s'arrêtent sous 35 % d'intensité, donc bien avant que le vent ne tombe à zéro. En jeu,
/vortex list affiche l'étape et la note en cours pour chaque tornade vivante, utile
pour voir cette courbe se dérouler sans y être planté dessous. La largeur, elle, rétrécit encore
plus vite que le vent à ce même moment, ce qui produit une corde encore dangereuse :
fine à l'œil, toujours chargée d'un vent réel.
Largeur et inclinaison
Trois bornes gouvernent la silhouette, indépendamment de la force tirée à la naissance :
- Au contact : le cœur ne fait que 25 % de sa largeur mûre au moment où il touche le sol, ce qui donne à chaque tornade une vraie montée en puissance visible plutôt qu'un plein volume instantané.
- En fin de corde : 10 % de la largeur mûre, sans jamais descendre sous un plancher absolu de 0,8 bloc, un cœur plus fin que ça n'aurait plus rien à dessiner.
- L'inclinaison : nulle du contact jusqu'à la pleine force, puis jusqu'à 70 % de la hauteur de l'entonnoir en penchant vers l'arrière pendant l'étirement final, la trace visuelle d'une tornade qui traîne derrière l'orage qui l'abandonne.
Ne pas juger une corde à son épaisseur. Au moment où l'entonnoir commence à s'étirer, le vent n'est déjà tombé qu'à un peu plus de 55 % de son pic, alors que la largeur, elle, fonce déjà vers son plancher de 0,8 bloc. Les deux courbes ne descendent pas à la même vitesse, et c'est précisément ce décalage qui rend la fin de vie trompeuse.
Déplacement et hauteur
Une fois indépendant de sa colonne mère, l'entonnoir suit sa propre trajectoire avec le même système de dérive courbe que le mésocyclone dont il vient : 8 blocs par seconde par défaut, avec un cap qui peut biaiser de 1,6 degré par seconde plutôt que de dessiner une ligne droite parfaite. Le sommet de la colonne visible, lui, reste accroché à une altitude fixe de ciel plutôt que de suivre le sol, 183 blocs par défaut, l'endroit même où Photon pose ses cumulus à réglages d'origine. Au-dessus d'un terrain élevé cette différence se réduit, mais jamais jusqu'à disparaître : un entonnoir debout tout en haut d'une montagne garde toujours au moins 40 blocs de colonne visible au-dessus de ses pieds.
Le groupe tornado, en bref
| Option | Ce que ça déplace | Défaut |
|---|---|---|
| coreRadiusAtEf0 | Le rayon de départ sur lequel toute la formule de largeur s'appuie, détaillée page de l'échelle EF. | 6.0 |
| radiusGrowthExponent | Combien la largeur réagit à chaque mètre par seconde de vent supplémentaire. | 1.5 |
| lifespanMinTicks | La vie la plus courte possible, 2 minutes, tirée sans lien avec la force. | 2400 |
| lifespanMaxTicks | La vie la plus longue possible, 12 minutes. | 14400 |
| travelSpeed | La vitesse de dérive au sol une fois l'entonnoir indépendant. | 8.0 |
| trackWander | L'ampleur du cap qui bifurque, en degrés par seconde. | 1.6 |
| turbulence | Le bruit ajouté par-dessus le champ de vent régulier. | 0.22 |
| cloudBaseAltitude | L'altitude de ciel où s'accroche le sommet de la colonne visible. | 183.0 |
| formingFraction | La part de la vie passée à descendre avant le contact. | 0.12 |
| ropeOutFraction | La part de la vie passée à s'étirer en corde. | 0.18 |